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L’édition face aux IA génératives : un secteur sous tension mais encore debout

7 février 20261
L’édition face aux IA génératives : un secteur sous tension mais encore debout
La filière de l’édition se prépare à en découdre avec les intelligences artificielles génératives, accusées de piller les œuvres protégées par le droit d’auteur. Cette bataille juridique et culturelle s’inscrit dans un contexte déjà fragilisé pour le secteur du livre. Dans un marché qualifié de morose, Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition (SNE), dresse un état des lieux des défis auxquels fait face la profession. Si l’année 2025 aurait pu être particulièrement difficile, certains succès éditoriaux ont permis de limiter les dégâts. L’engouement pour Astérix en Lusitanie (Hachette, 2025) ainsi que pour la trilogie La Femme de ménage de Freida McFadden (J’ai lu, 2023) a joué un rôle d’amortisseur. Sans ces deux locomotives, le marché de l’édition aurait enregistré une chute de 4,9 % en volume en 2025. Au final, le secteur affiche un recul de 1,6 %, pour un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros. Cela représente 307 millions d’exemplaires de livres neufs vendus, soit une baisse de 2,5 %, selon les données de NielsenIQ. Pour Vincent Montagne, cette contraction du marché s’explique en partie par l’évolution des usages culturels. « La baisse du lectorat est notamment liée à un arbitrage de notre temps disponible et à la concurrence avec les médias en ligne et les réseaux sociaux », souligne-t-il. À cette concurrence s’ajoute désormais celle des IA génératives, qui posent une question centrale pour l’avenir de la création : comment protéger le travail des auteurs dans un environnement numérique où les frontières du droit d’auteur sont de plus en plus contestées ? Pour l’édition, l’enjeu est clair : défendre la valeur du livre et la légitimité de la création humaine à l’ère de l’intelligence artificielle.
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