Presse
Les Cahiers du Djembé
Revue de presse, interviews et articles autour de la maison et de ses auteurs.
critiqueLiesses communautaires et discours de remerciement d’un haut commis de l’État après nomination par le président de la République : à qui être redevable et pour qui travaille-t-on ?
Cette chronique critique les célébrations communautaires et les discours de remerciement qui accompagnent les nominations à de hautes fonctions au Cameroun. À partir de la nomination de Nama Remy à la présidence du Conseil constitutionnel, l’auteur interroge les risques d’allégeance personnelle, de favoritisme politique ou régional et d’ethnicisation de l’État. Il rappelle que les titulaires de fonctions publiques doivent leur devoir avant tout à la Constitution, à la nation et à la République.
critiqueQue signifie pleurer un mort au Cameroun ? Entre traditions et nouvelles pratiques funéraires
Cette chronique interroge le sens du deuil au Cameroun, notamment au sein des communautés bamilékées, où les rites ancestraux côtoient de nouvelles pratiques funéraires. L’auteur observe que les funérailles tendent parfois à devenir des événements coûteux et festifs, au cours desquels les repas, les boissons, l’accueil des invités et les activités commerciales peuvent prendre le pas sur le recueillement. Il invite ainsi à réfléchir aux transformations des valeurs culturelles et à la place du patrimoine coutumier dans les cérémonies funéraires contemporaines.
articleDIEU MERCI, JE N'AI JAMAIS ÉCRIT SUR UN CLAVIER FRANÇAIS
Dans une publication au ton polémique, l’écrivain Patrice Nganang dénonce ce qu’il considère comme le retard technologique de l’édition française et remet en question certaines pratiques du milieu littéraire francophone. Il évoque les langues maternelles, le plagiat, l’intelligence artificielle et son expérience intellectuelle entre l’Allemagne, les États-Unis et la France.
critiqueIL FAUT FAIRE DE CE PROCÈS DU "NÈGRE" UN PROCES DE L'IA
Dans cette tribune, Jean-Pierre Bekolo interroge les critères de légitimité de la création littéraire à l’ère de l’intelligence artificielle, à partir de l’affaire Thélyson Orélien. Il invite à dépasser le procès médiatique pour ouvrir un débat juridique sur la place de l’IA, le travail éditorial invisible, la reconnaissance de l’auteur et les éventuels ressorts discriminatoires de la controverse.
critiqueLes intellectuels camerounais face à la démission volontaire ou silence imposée autour des problématiques de la société
Cette chronique interroge le rôle des intellectuels dans la société camerounaise. Elle les définit non seulement par leur savoir ou leurs diplômes, mais aussi par leur capacité à analyser les enjeux de leur époque, à questionner le pouvoir et à défendre le bien commun. Face aux crises sociales, éducatives, économiques, sécuritaires et politiques du pays, l’auteur déplore que leurs prises de parole restent souvent isolées et ne débouchent pas sur une action collective. Ce retrait s’expliquerait à la fois par des choix personnels de calculs, intérêts ou alliances ; et par des contraintes telles que la répression et le manque de solidarité. La chronique conclut en questionnant la possibilité d’un avenir meilleur pour le Cameroun si les intellectuels ne parviennent pas à unir leurs voix.
critiqueL’élite en Afrique Noire, apporte-elle le développement : l’exemple du Cameroun ?
Dans cette chronique, le Dr Feudong Tatsafo Fidel Castro interroge le rôle de l’élite africaine dans le processus de développement, en prenant le Cameroun comme principal terrain de réflexion. Il questionne notamment le rapport entre position sociale, pouvoir, concentration des ressources, responsabilité des élites et transformation des conditions de vie. La chronique ouvre également le débat sur la reddition des comptes, le suivi de l’action des élites et le renouvellement des acteurs appelés à contribuer à l’avenir de l’État.
critiqueL’après Paul Biya et l’urgence d’une reconfiguration constitutionnalisée d’accession au pouvoir suprême au Cameroun : sauver « l’institution-le territoire-la patrie »
le Cameroun en général en interne comme en externe, sur les éventuelles possibilités de construire, de renforcer et de préserver un Etat démocratique d’inclusion en s’attaquant à ce qui tient lieu de poumons d’organigramme des institutions du pays : la présidence de la République du Cameroun.
critiqueCOUP DE GUEULE : L’ÉDITION CAMEROUNAISE SOUS CONTRÔLE
Selon plusieurs acteurs du secteur, le décret du 25 mars 2026 relatif à l’activité éditoriale au Cameroun impose des exigences juridiques, administratives et financières susceptibles de fragiliser les petites maisons d’édition. Cette prise de position de l’avocate et éditrice Flore Agnès Nda Zoa Meiltz dénonce un cadre réglementaire jugé excessivement contraignant pour les éditeurs locaux et susceptible de favoriser les grands groupes disposant d’importantes ressources financières.